
Les Couvre-sol dans la nature
Au Fil de l'eau....
L'eau est indispensable à la vie, qu'elle soit animal ou végétale. Toutefois, même si les balbutiements de la flore ont eu lieu en milieu aquatique, cela ne signifie pas pour autant que les plantes actuelles soient toutes capables de supporter le voisinage de l'eau, qu'elle soit douce ou saumâtre.
La proximité de l'eau implique, pour les plantes, d'avoir acquis certaines capacités pour que leurs organes acceptent une immersion ponctuelle ou durable et que leurs racines s'accomodent d'un sol fort peu stable.
Les plantes typiques... Répartis en quelques 300 espèces, les JONCS ont élu domicile dans des régions assez peu hospitalières, tempérées froides, du monde entier. Le sable est l'élément de prédilection des ELYMES dont fait partie l'Oyat, omniprésent sur les dunes bordant nos plages. L'AJONC et ses 20 espèces sont présents dans les landes essentiellement côtières de l'Europe. Sa floraison très lumineuse présente en outre le grand avantage de durer une bonne partie du Printemps et de signaler par son léger parfum de noix de coco, que la mer n'est plus très loin !
A l'ombre des sous-bois...
Le sous-bois est un superbe exemple de solidarité végétale.
Feuilles, rameaux, racines et rhizomes peuvent être transformés pour tirer le meilleur parti des ressources disponibles.
Peu d'autres formations végétales offrent des associations aussi riches que celles des sous-bois. C'est un espace autosuffisant où se mêlent des forment végétales diversifiées quant à leur type et, bien sûr, leur taille.
En effet, qui dit sous-bois dit évidemment arbres. Le sous-bois représente donc un lieu où vont coexister non pas les arbres eux-mêmes, mais plutôt leur système racinaire avec d'autres plantes de développement nettement plus restreint, voire très réduit comme celui des mousses.
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Les plantes typiques... Bien que très familier et souvent même à la limite de l'indésirable, le LIERRE reste une plante particulière. Il se développe en deux temps : il colonise l'espace puis prend ses aises. Les sous-bois accueillent un autre groupe de plantes tout à fait à part, les FOUGERES. Ces plantes archaïques possèdent la particularité de se reproduire sans fleurs, grâce à des spores, et réclament pour cela de se trouver dans un environnement humide. Discrètes VIOLETTES, difficile de trouver plus charmant qu'un bouquet de violettes parfumées, surtout lorsqu'elles ont été cueillies dans la mi-ombre légère d'une orée de sous-bois. ce genre regroupe à lui seul plus de 500 espèces botaniques. Les PENSEES de nos jardins sont de proches cousines de cette plante, issues d'hybridations pour varier leurs couleurs et améliorer leur vigueur. |
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La folle prairie...
Quoi de plus familier mais aussi de plus indéfinissable qu'une prairie ? Il existe une prairie naturelle et répertoriée en tant que telle, dominée essentiellement par les plantes de la famille des poacées (graminées) et de ce des fabacées (légumineuses). Les systèmes racinaires propres à ces deux familles ont l'avantage de se compléter sans se faire de concurrence à outrance, l'un étant plus superficiel que l'autre.
Les plantes typiques... La famille des GRAMINEES compte énormément de membres dont bon nombre peuvent trouver leur place dans une prairie. Avec ses 300 à 400 espèces, la FETUQUE figure en bonne place et se rencontre dans toute zone tempérée. Encore plus prolifique puisqu'il compte plus de 1 500 espèces, le genre CAREX (laîche) est adepte des sols frais, voirs humides. Un bouquet de fleurs des champs. Légères et éphémères, les fleurs des champs viennent donner couleur et animation aux étendues d'herbes. Les MARGUERITES dans les sols plutôt humides, les BLEUETS friands de prairies et encore les COQUELICOTS amateurs de sols profonds, fertiles et bien drainés.

De la nature à nos jardins, il n'y a qu'un pas à franchir allégrement car les couvre-sol sont d'extraordinaires auxiliaires pour le jardinier. Non seulement ils permettent de jouer sur les couleurs, les volumes, les textures, voire les parfums, mais ils fournissent en plus un habillage attrayant à certaines zones difficiles. Ils limitent le désherbages. Enfin, ils permettent de borner gracieusement certains coins du jardin et accompagnent avec bonheur les éléments architecturaux.